Wachstumshormone


27/06 – Rio, de Maré à Copacabana

Décollage un peu tardif de la maison, vers 11h, en direction du fameux Pain de sucre, si peu calorique… Nous descendons jusqu’au métro, station Gloria, pour prendre le bus qui nous emmène à destination, en profitant au maximum du paysage qui s’offre à nous : architecture, plantes et fleurs luxuriantes…


La montée au Pao de azucar se fait en téléphérique, dans lequel nous montons tous très rassurés… surtout Fatiha. Là-haut, un deuxième téléphérique nous attend, ainsi que quelques macaques ! Au sommet, la vue est merveilleuse : les plages, les baies, et un superbe panorama de Rio et des petites « collines » sur lesquelles sont accrochées les innombrables favelas…
Nous déjeunons dans le quartier du jardin botanique, dans un restau au kilo… Sorte de buffet chaud-froid, très varié, très bon. Chacun remplit son assiette librement et la pesée détermine la note à payer. On se ballade ensuite dans le parc Lage, à l’école des Arts visuels. Végétation très riche, bassin, au pied du Corcovado, expo de peinture, photos…
On se dirige par la lagune vers Copacabana et sa plage mythique, une immense bande de sable blanc en plein cœur de la ville, bordée de gratte-ciels.
Baignade. Marché. Belle journée. Bonne ambiance. On se lâche !


Comments

  1. Quote
    lea a écrit 30 juin 2009, 6 h 20 min:

    Bonsoir,

    Nous nous sommes baignes dans le noir sur la plage de Copacabana comme hier d’ailleurs. Nous vivons des grands moments au coeur de la Favela de Mare. Nous dejeunons le midi chez Galeda, un ptit resto sympa pour 10 reals environ avec une boisson. C’est notre repair apres les rencontres avec nos amis de Redess ou lorsque nous sortons du lieu d Lia. Nous marchons pendant 5mn dans la Favela de mare, on rencontre des gens fort sympathique et hop chez Galeda.
    Ce soir nous avons danser en repetition dans le lieu de Lia, Alison le danseur nous a guide avec les personnes de la Favela qui dansent avec lui. Smedi nous presenterons notre travail.
    Aujourd’hui nous avons commence par assister aux repetitions de la creation que nous verrons en novembre. Le groupe a echange ensuite avec les danseurs et Lia.
    Cet apres-Midi, nous avons ete a l’observatoire des Favela qui prepare une initiative en relation avec la politique du gouvernement pour changer l’image des Favela par la creation d’un projet esthetique. Personnellement, j’ai besoin de revoir le sujet. Je n’ai pas bien vu comment les favelas etaient impliquees. Nous affinerons le sujet lors de nos prochaines rencontres. Voila il est 1h10 du matin il faut aller se coucher.

    A ma famille, mes amis, mes collegues bonne nuit. Une collections de photos vous attendent au retour. N’hesitez pas a reagir. Bem noces Carl
    (le clavier qwerty. Apple et le logiciel en portuguais pas facile a mener)

  2. Quote
    Gérard A. a écrit 30 juin 2009, 11 h 05 min:

    Des idées commencent à circuler, et fonctionnent pour moi comme une invitation.

    Et d’abord autour des questions d’identité, posées par Nadia. J’aimerais que tu nous aides à « débrouiller » les différences entre nos deux peuples. J’ai été frappé par deux choses : le fait que le Brésil est un pays d’abord conquis, alors que la France fut conquérante : les différentes composantes de la société brésilienne portent-elles réellement cette « conscience »-là ? ensuite, c’est la différence des durées d’ »assimilation » : en France quelques générations, au Brésil quelques siècles…

    Pour mesurer ces différences, on peut certes faire parler les modes de vie et de pensée, mais la question de l’identité, si elle se joue évidemment au niveau de la culture, s’enracine d’abord selon moi dans la pratique sociale et en premier lieu dans le travail qui « commande » les rapports sociaux (et nous le savons bien y compris dans la gestion de la cellule familiale). Qu’en est-il dans les favellas ? Qui travaille et où et comment ? Et si la recherche est trop vaste, ne peut-on se poser la question au niveau des danseurs et danseuses qui travaillent dans la compagnie de Lia ? Qu’est-ce que ce travail a modifié dans leurs rapports sociaux, et donc dans leur identité ? Et puisqu’ils sont d’origines diverses, qu’est-ce que ce travail a peut-être bousculé dans leur identité « originelle » ? Cette question peut nous éclairer sur nos propres problématiques bien françaises… Puis-je te demander (à toi et peut-être à d’autres compagnons de route) de mener une courte enquête ?

    Si j’écris cela en « réponse » au message de Léa, c’est que tu poses, Léa, la question du projet culturel de l’Observatoire et de l’implication des populations des favellas dans ce projet. En effet, je crois que c’est à juste raison que l’Observatoire comprend que la conscience que les populations ont d’elles-mêmes est nécessaire pour qu’elles affirment leur(s) identité(s). Mais il se pose alors, à mes yeux, deux questions.

    Qu’est-ce donc, d’abord, que l’identité culturelle d’un peuple ? On ne peut la comprendre et l’agir que si on l’ancre d’un côté dans le travail (même « informel », le travail est ce qui fait vivre et façonne une grand part du paysage social) et de l’autre dans cette expression particulière de la culture qu’est l’art. L’expérience de Lia permet justement de « caler » le questionnement de la culture sur la pratique de l’art au plus haut niveau, et son inscrition professionnelle dans la favella de poser la question du travail (artistique) au sein de l’économie de la favella.

    La seconde question est bien celle posée de l’implication des populations. Cette implication peut passer par d’autres formes que celles que nous connaissons, balisées par notre démocratie représentative et par la loi 1901 sur les associations ; il faut sans doute détecter les formes qu’elle prend sous vos yeux, dans ce pays et dans cette favella ; mais, quelles que soient ces différences, elle se doit d’exister, sous peine que ne se reproduisent des formes d’intervention venues « d’en haut », qui seront très vite, quelle que soit la force de leurs instigateurs, happées par les superstructures, les institutions des pouvoirs financiers et internationaux. Or là encore la présence de la Compagnie de Lia peut aider à mesurer cette question de l’implication : comment « la Favella » assume-t’elle cette présence ?

    Voilà du grain à moudre, mais passionnant, et dont Lia est à l’évidence le centre. Je reste à l’écoute de ce qui bruit en vous.

    Amitiés

    Gérard

  3. Quote
    THALMANN Magali a écrit 30 juin 2009, 13 h 40 min:

    A suivre votre voyage on rêve, on s’interroge. Je me rejouis d’avance à l’idée d’aller voir le spectacle en novembre à Vitry et de partager encore plus.
    Hola Béatrice.

  4. Quote
    Clara LEMOSQUET a écrit 1 juillet 2009, 14 h 13 min:

    Bonjour à tous,

    C’est super intéressant de suivre votre débat lancé sur la place de l’art par rapport à la politique. L’artiste est au coeur de la vie sociale, la vie politique, comment se réalise-t-il dans les situations critiques? Cette question se pose lorsque les situations sont flagrantes et que nous pouvons avoir un regard extérieur, mais elle se pose aussi chez nous, là, il nous est plus difficile de sentir l’impact de l’acte artistique, la résonance des questions qu’il pose.
    Léa, je t’embrasse
    A plus de vos nouvelles
    Clara

  5. Quote
    Gérard A. a écrit 8 juillet 2009, 23 h 07 min:

    Chère amie Clara Lemosquet que je ne connais pas. Votre courriel me confirme que les questions que nous posons avec force dans ce voyage peuvent rencontrer des gens comme vous avec qui nous pouvons les partager. Je ne puis que vous attendre à la rentrée de la saison prochaine, qui sera riche en occasions de réfléchir ensemble sur les relations, ici et maintenant, entre l’art, la vie, le social et le politique. Dès le début du mois d’octobre avec « Trois voix pour les Sirènes de Bagdad » et puis toute une série de rendez-vous dont celui avec la création de Lia Rodrigues mi-novembre. J’espère donc à bientôt.

    Gérard Astor

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