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Les voyageurs – Nadia Melhoub

Je suis Nadia, j’ai 32 ans et je suis née à Vitry-Sur-Seine, ville située dans le sud de la région parisienne. Après un baccalauréat en section littéraire, j’ai commencé des études universitaires d’anglais et d’espagnol que j’ai interrompues au bout de trois ans. J’ai effectué des formations professionnelles dans le domaine de l’hôtellerie et de l’animation et c’est ainsi que j’ai commencé à travailler dans des structures socioculturelles et de loisirs.


Depuis environ 9 ans, je trvaille comme agent d’accueil au Théâtre Jean-Vilar de Vitry et grâce à cet emploi, je me suis familiarisé petit à petit avec le spectacle vivant et les pratiques artistiques. J’ai particulièrement été intéressée par l’écriture chorégraphique de 2 artistes : Kader Attou (Compagnie Accrorap) et Lia Rodrigues, et j’ai souhaité partir à leur rencontre : à travers la découverte et l’expérimentation du travail de création avec Kader Attou, et par ma participation à la construction d’un projet « socio-artistique » avec Lia, Silvia, Eliana, des habitants de Nova Holanda, les membres de REDES…
Vitry et Maré partagent sans doute des problématiques communes telles que les discriminations, les difficultés d’accès à des pratiques culturelles et artistiques pour des raisons socio-économiques… mais sur la question de l’identité, il semblerait qu’au Brésil, la population entretienne un rapport différent de celui des Français. Comme beaucoup de personnes en France, je me sens française surtout parce que je suis née et que j’ai grandi dans ce pays mais il est difficile de fondre ma part de « kabylité » dans mon identité française. Qu’est-ce qui fait qu’au Brésil tous se sentent brésiliens avant tout, même s’ils viennent de régions différentes ? Quelle importance attache-t-on aux cultures locales, les cultive-t-on et sont-elles transmises ? En France, nous restons attachés à notre culture d’origine par le biais de la langue, lorsqu’elle a pu se transmettre, de la musique, de la danse…
Pour ma part, j’essaye d’entretenir ce qu’ont tenté de me transmettre mes parents (nés en Kabylie, région du nord de l’Algérie, en Afrique du Nord) par le biais d’une pratique amateur du chant kabyle.
Je pense que dans la perspective d’ouverture d’un Centre culturel au sein de la favela, il pourrait être intéressant de faire découvrir aux habitants de Nova Holanda cette pratique culturelle traditionnelle fondée sur l’oralité, qui s’est peu à peu professionnalisée notamment à travers l’immigration, pour donner naissance à des artistes engagés (ou pas) dans la promotion et la défense de la langue et de la culture berbères.
Aussi je me demande quel lien peut-on tisser entre notre identité, une pratique culturelle (amateur et professionnelle) et le vivre ensemble.


Comments

  1. Quote
    Leila (SMJ) a écrit 26 juin 2009, 13 h 20 min:

    Ola,

    J’espère que vous êtes bien arrivés! Profitez bien de cette expérience….que du bon!!!!!
    Biz

    Lil’oo

  2. Quote
    valérie gomez a écrit 27 juin 2009, 16 h 11 min:

    Hola ! Nadia T trop belle bronzée… (chouchoutte, va…!!!) J’viendrais peut-être au prochain voyage, hein ?!……..

  3. Quote
    valérie gomez a écrit 27 juin 2009, 16 h 13 min:

    Au fait CT val’R… j’suis au théâtre en ce moment !
    Biz à vous tous

  4. Quote
    mhand a écrit 28 juin 2009, 3 h 34 min:

    salut nadia, j’aime bien la photo que t’a mis sur le blog, c’est surement un pro qui t’a pris en photo, je lui tire chapeau…
    sérieusement, je pense que t’a bien résumée le problème de l’identité qui touche presque tous le monde, j’espère que tu trouvera auprés des brésiliens le secret qui fait qu’ils se sentent brésiliens avant tout, on compte sur toi,
    et aussi, s’il te plait, pourquoi ils sont si bon en foot lol

  5. Quote
    Nadia a écrit 28 juin 2009, 6 h 57 min:

    Merci pour vos commentaires. Pour ce qui concerne les problematiques identitaires, je ne crois pas que je trouverai de reponses au Bresil parce que comme me le disent certains de mes compagnons d’aventure, la France et le Bresil n’ont pas la meme histoire. Ici la question de l’origine ne se pose pas dans les memes termes qu’en France. Cependant comme en France, dans les quartiers populaires, c’est bien cette « origine » qui semblent creer des barrieres. Ici, les acteurs sociaux nous font comprendre qu’il faut agir au niveau des representations, de l’education pour favoriser l’ouverture.

  6. Quote
    mhand a écrit 28 juin 2009, 14 h 03 min:

    Si je comprends bien, le problème identitaire reste universel, quelque soit le pays, l’histoire, ou l’origine. Et malgré les différences qui peuvent exister entre les personnes (origine, religion, culture …) dans tous les pays du monde, ils se rejoignent dans leurs pratiques de la discrimination.
    C’est à dire qu’on est pas si différent que ça, finalement….

  7. Quote
    Hamid a écrit 28 juin 2009, 20 h 54 min:

    Bon sejour ! ! ! !
    Ton frère.

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